Au pays des guignols gris livre 1

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Au pays des guignols gris livre 1

Message par Yugcib le Mer 9 Sep - 8:29

Texte intégral du livre "Au pays des guignols gris - le monde désuni - livre premier  : Le monde désuni

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RESUME :

Après une "nuit des temps" d'environ un million d'années, de nouvelles générations d'êtres humains repeuplent une Terre de trois continents... Ce livre 1 est l'histoire de l'évolution d'un fléau et ensuite, le récit d'une révolution culturelle...

EXTRAITS :

Afin de régler le problème de la surpopulation, d'enrayer la déstabilisation de la société, et surtout, d'instaurer un nouvel ordre économique fondé sur le contrôle des individus et l'utilisation directe des ressources financières tirées de chacun, les Autorités Municipales, les parlements régionaux, les assemblées constituantes, rendirent obligatoire, par décret, la vignette pour le droit d'exister.  
Désormais, tout individu devait justifier son existence en s'acquittant du droit d'exister. Le prix de la vignette dépendait de ce que l'on représentait. Un chômeur, un inactif, une personne âgée, de revenus modestes, devait, au même titre qu'un personnage éminent, un homme ou une femme dans la force de l'âge et bien positionné dans la hiérarchie sociale, présenter à chaque contrôle, cette vignette obligatoire, renouvelée tous les ans. Sous la forme d'une petite carte plastifiée, comme une carte de crédit, elle était donc la clef essentielle, mais une clef qui n'ouvrait que la porte d'entrée du monde...
Avec sa piste de lecture sur laquelle se trouvaient enregistrées toutes les informations recherchées : la dernière activité exercée, le domicile, le profil psychologique, les antécédents médicaux, en fait, de très nombreux renseignements précis, accumulés occasionnellement lors de divers contrôles ou vérifications et enquêtes.
Combien coûtait donc la vignette ? A titre d'exemple, un vieil indigent unijambiste devait payer dix fois le revenu minimum social, soit l'équivalent en monnaie locale de 3000 parsécus. Une femme seule, en chômage, avec trois jeunes enfants, 2000 parsécus. Un capitaine de Brigade Sanitaire, lui, personnage évidemment plus " représentatif ", 800 parsécus. Un gouverneur de province, 300 parsécus...
Plus on était inutile, handicapé, démuni de tout, plus le prix à payer était élevé. Et si l’on était de surcroît,  rebelle aux règlements, sans origine clairement établie, le prix de la vignette pouvait atteindre 4000 parsécus.  Obtenir cette petite carte plastifiée était alors presque impossible pour des milliers de gens vivant dans des conditions d'existence et des difficultés insurmontables. En outre, la possession de la vignette n'assurait qu'un an d'existence puisqu'il fallait la renouveler. Et elle ne garantissait aucune liberté réelle, car les renseignements inscrits, exploitables à tout moment par les Autorités,  justifiaient  un emprisonnement immédiat, sans procès, sans recours, et pour finir, à l'expiration du délai de validité de la carte, l'individu était éliminé physiquement.  
Une fois le prix payé, la vignette glissée dans son porte-carte, l'on était libre de circuler. Aucune autorité, ne pouvait contester votre présence en un lieu public. Certains la portaient même jour et nuit sur eux, attachée autour de leur cou, au bout d'un collier, d'un anneau, d'une simple cordelette. Les contrôles, très fréquents, conditionnaient un réflexe immédiat : celui de saisir, le plus rapidement possible, cette petite carte plastifiée si essentielle...
Avec la vignette, on existait , c'était tout... On existait avant tout autre droit. Et pour beaucoup de gens, tous ces autres droits leur étaient inaccessibles puisqu' une fois le prix payé, pour la vignette, ils n'avaient plus d'argent, plus de ressources...
Les énormes sommes ainsi récoltées par les Autorités sur le droit d'existence de chacun, profitaient pour l'essentiel aux Elus de la planète, aux minorités possédantes et dirigeantes. De puissantes maffias locales ou régionales, des réseaux internationaux de trafiquants, bénéficiant de l'appui de personnalités,  imposaient un ordre du monde en lequel rien n'était laissé au hasard, sans contrôle. De telle sorte qu'il n'existait plus nulle part aucune liberté individuelle, puisque tous les mouvements, toutes les activités, personnelles ou collectives étaient systématiquement enregistrés et  soumis à de fréquentes  vérifications.
Une grande partie des sommes collectées annuellement allait en priorité à la construction des centrales d'accumulateurs d'énergie, mais aussi à l'édification de gigantesques structures métalliques entourées de clôtures électrifiées et de câbles hérissés de pointes tranchantes. Nul ne savait ce qui se réalisait à l'intérieur de ces énigmatiques structures.
Nombreux étaient ceux qui, sans ressources et privés de toute aide, ne pouvaient régler le prix de leur existence. Ces gens-là, par milliers, errant dans les campagnes, à travers champs et bois, se cachant dans les vallées étroites du Massif Epargné, les forêts de l' Altiplano de Neurélabie Océanique, essayant même de rejoindre le Grand Bassin Dépressionnaire, arrivaient parfois, au prix de ruses et de complicités, à se soustraire aux contrôles. D'autres encore, regroupés dans les banlieues périphériques des mégapoles, constituaient de véritables bandes armées, fondues dans les inextricables ghettos des bidonvilles, freinant ainsi l'incursion des brigades de sécurité civile, envoyant des commandos pour anéantir, en embuscades, les " Contrôleurs " et leurs milices.
Mais, sur d'immenses zones géographiques, dans tous les pays du Grand Continent, les Brigades d' Intervention Spéciales de la Garde Planétaire, constituées de milliers de mercenaires, omniprésentes, dotées d'un matériel très sophistiqué, sillonnaient les villes et les campagnes, avec de petits véhicules très mobiles. Le quadrillage était parfaitement structuré, comme une gigantesque toile d'araignée, et n'avait réellement de points faibles que dans des zones telles que le Massif Epargné, les Montagnes Centrales, les marais Nordiques, le long des deux murailles de la Grande Fracture.
Les individus pris en flagrant délit de " non - existence " étaient immédiatement interpellés et dépouillés de leurs effets personnels,  entraînés et liés par des chaînes. Ils étaient ensuite réunis par petits groupes et pris en charge par des unités de regroupement, en des lieux délimités. Puis ils étaient ensuite parqués, tels des animaux à abattre, sous d'immenses coupoles.
Appréhendé sans vignette, il n'y avait aucune justification possible. Les contrôleurs recevaient des ordres précis et devaient eux-mêmes se soumettre aux vérifications. Un capitaine de brigade spéciale , de son pistolet silencieux, pouvait loger dans la tête du contrôleur hésitant, un projectile " effaçant ", et ce dernier, foudroyé, tombait en cendres sur le sol.
Les brigades d'intervention, équipées de robots électroniques, multipliaient et perfectionnaient les techniques de neutralisation. Happés et brutalement projetés dans des véhicules cylindriques, les " non-existants " étaient conditionnés, traités par des injections cutanées, ou même gazés, déconnectés de leur environnement immédiat, coupés du monde, vidés de toute leur mémoire, de tous leurs souvenirs et de leur conscience, puis conduits sous les immenses " coupoles " de rassemblement.
Aux diverses échéances pour le renouvellement de la vignette, et en particulier lors de la grande échéance annuelle, devant les guichets spécialement aménagés, véritables petites forteresses agglutinées et constituant une muraille infranchissable, se formaient, depuis le milieu de la nuit, des queues interminables : les gens se bousculaient, se pressaient, prisonniers dans un dédale de barrières métalliques amovibles, comme à l'entrée du Grand Manège, au Luna-Parc international, mais ici, l'attente pouvait durer plus de vingt quatre heures.
Malaises, étouffements, piétinements, émeutes, éclaircissaient les rangs.
Sous les coupoles, les gens étaient de plus en plus nombreux, serrés, souvent debout, les uns sur les autres, sans hygiène, sans nourriture, sans soins, avec toute la pestilence des déjections. Bien que les indigents soient légion en ces lieux de rassemblement, l'on y rencontrait cependant des personnes qui avaient été conduites là, tout à fait fortuitement, par un absurde concours  de circonstances. Un directeur de recherche génétique, par exemple, une charmante présentatrice de télévision, et même un capitaine de brigade d'intervention, qui, lors d'un contrôle, alors qu'ils marchaient dans les allées du jardin public de la ville, ne possédaient pas sur eux dans leur portefeuille, la précieuse et indispensable carte plastifiée...  
Qu 'allaient donc devenir tous ces gens, entassés par milliers sous les coupoles?
Tous les dix jours environ, des douzaines de très gros véhicules de transport ressemblant à d'énormes camions de déménagement tels qu'on en pouvait voir rouler sur les autoroutes transcontinentales, mais beaucoup plus monstrueux encore, s'arrêtaient et se plaçaient en cercle tout autour des coupoles.
Par des portes à ouverture automatique disposées à intervalles de deux à trois mètres, tout le long de la base de la coupole, les flots humains s'écoulaient vers l'intérieur des camions, empruntant d'étroits boyaux annelés, très souples et très résistants. Sous la forte pression des malheureuses créatures réduites à l'état de larves fébriles et avançant comme des noeuds de chenilles propulsés par le souffle pestilentiel jailli de l'intérieur de la coupole, les boyaux tunnels se tordaient, se boursouflaient, ondulaient, agités de soubresauts convulsifs, aussi dérisoires que grotesques...
En rangs serrés, une foule prisonnière, constituée d'êtres au cerveau vidé, de substrats humains fondus dans une épouvantable vomissure de civilisation dévoyée, inéluctablement, s'acheminait vers son destin tragique...
Lorsque les camions étaient pleins, un effroyable mugissement de moteur faisait trembler les parois de la coupole, le sol, les bâtiments les plus proches, et ces monstrueux véhicules s'élançaient d'un seul coup, tous ensemble, rejoignaient la très large piste périphérique de la ville, puis convergeaient vers l'entrée de la grande piste régionale.
De toutes les contrées de Neurélabie, depuis les pays de Kafricentrie, les lointaines contrées d' Enizolie, par les axes principaux de circulation naturelle, les vallées, les grandes plaines, les steppes, les flancs des montagnes, les cols, les hauts plateaux continentaux, à l'exception, bien entendu, du Désert Absolu, du Grand Bassin Dépressionnaire, et des enchevêtrements déchiquetés de la barrière de l' Atlas médian, toutes les grandes pistes continentales aboutissaient au     " macadamroye ", immense ruban d'asphalte gris argenté, voie de communication rectiligne s'étendant sur des milliers de kilomètres depuis l' altiplano de Neurélabie Continentale jusqu' à la Base Spatiale située en plein milieu du Désert Absolu.
En quelques heures, cette terrifiante procession de mastodontes atteignait la Base. Des astronefs spécialement conçus pour le transport de troupes et d'équipements lourds, stationnaient là, nez pointé vers le ciel. Dans les différents bâtiments et tours de contrôle, tout autour de l'aire d'envol, des dizaines de techniciens et d'ingénieurs observaient le ciel. Sur les écrans des terminaux, ils programmaient les trajectoires, actionnaient les commandes électroniques, vérifiaient, analysaient, géraient la succession des départs échelonnés.
Les astronefs, aux flancs largement ouverts, recevaient leur cargaison humaine, rapidement transférée depuis les camions, et concassée dans des alvéoles par grappes de plusieurs dizaines de personnes solidement liées entre elles. Les corps étaient recroquevillés, pressés les uns contre les autres, ne pouvant se mouvoir d'aucune façon.
Le " chargement " terminé, les portes étanches se refermaient brutalement, et les appareils, alors, étincelaient de leur fuselage gris, dans la brûlure du désert, la poussière tourbillonnante et le ciel délavé d'un brouillard bleu teinté d'eau de vaisselle. Alors, les camions repartaient, vides, et le fracas des bennes retentissait jusqu'à l'horizon.
Ces opérations de " chargement " s'accomplissaient essentiellement en milieu d'après-midi, deux ou trois heures avant la tombée de la nuit. Dans le crépuscule constellé d'étoiles, une carte du ciel s'ouvrait ainsi pour les techniciens chargés de l'opération de lancement des astronefs, et les repères, soigneusement répertoriés sur les atlas célestes, apparaissaient sur les écrans.
Depuis la salle principale de contrôle, le signal était donné aux opérateurs.
Une formidable explosion retentissait, suivie d'un nuage de feu accompagné d'une clarté vive, un énorme champignon noir et blanc bourgeonnait tel un de ces gros nuages d'orage défigurant le ciel ; les astronefs s'élevaient, violemment projetés vers l'espace, puis disparaissaient...
Leurs trajectoires étaient suivies sur les écrans de contrôle, jusqu'au moment où les techniciens, sur un ordre précis communiqué par les Autorités, les dirigeaient vers une région inconnue de l'espace où ne brillait aucune étoile, peut-être à la périphérie de la Galaxie, ou bien encore, à proximité d'un trou noir.
Alors, les opérateurs pressaient des touches sur une console, les flancs des astronefs se fendaient, s'ouvraient, déversant dans le vide interstellaire de longues grappes humaines...
Dans toute la Confédération des satellites artificiels dont les colonies implantées dans l'espace s'étaient désolidarisées de la civilisation de la Terre, l'on évoquait cette planète mère, cette planète scélérate, qui vomissait ses enfants aux abords des trous noirs. On l'observait, la craignait, s'interrogeait sur la présence insolite de ces constructions métalliques, sans signification apparente, gigantesques chantiers défiant les regards...

... Le Métro-jet reprit sa vitesse de croisière, contourna sur près de 1000 kilomètres, le golfe, baigné par les eaux profondes de l'océan, puis entra en Berbérie Orientale après avoir franchi la ligne du Tropique. Tout ce pays de savanes, de forêts, de steppes, de palmeraies, au relief irrégulier, bosselé, plissé de collines, avec ses nombreux villages de huttes, enchanta Azimaïna et Zéralda, qui semblaient retrouver là des souvenirs plus anciens encore que les jours de leur petite enfance.
Puis, vers le Sud profond, au relief déjà très tourmenté, à la végétation luxuriante, épaisse comme un poumon vert chargé de ramifications étagées, ce fut le passage sur le grand viaduc enjambant la Taïgarika, et la montée régulière, par les hautes et larges vallées du Kalaharidji jusqu'au coeur des plus hautes montagnes de la Terre.
Le rail du Métro-jet serpentait dans les défilés, traversait des plateaux élevés et encaissés entre des chaînes de très hautes montagnes couronnées de neiges éternelles, passait sur des viaducs longs de plusieurs kilomètres, et tout cela à plus de 6000 mètres d'altitude parfois. Les pompes à oxygène fonctionnaient à plein rendement, dans les rames aux vitres hermétiquement closes, car tous ces gens des plaines et des régions à peine ondulées n'étaient guère habitués, comme les Kalaharidjiens, à respirer l'air de ces altitudes.
Enfin, vers l'ouest, on quittait progressivement le Kalaharidji pour redescendre, à 4000 mètres, sur les hauts plateaux centraux, bordés de chaînes plus modestes, et pour finir, le vaste  plateau de Kafricoba s'étendait, depuis Zébraska, sur deux cent kilomètres, jusqu'à la cordillère littorale.
Au large de Zébraska, sur la ligne Nord de l'horizon, d'étranges structures métalliques, rectangulaires, régulièrement espacées, apparurent. Azimaïna et Zéralda, de leurs sièges situés à gauche, avec la fenêtre donnant sur le Sud, aperçurent ces structures, signalées par les passagers de droite.
Et Zéralda s'écria :
-- Tiens, c'est drôle, on dirait des boîtes d'allumettes qui vont s'embraser dans la brume de lumière qui inonde l' horizon...
Elle ne savait pas que là-bas, précisément, ce serait, dans quelques jours, son dernier domicile connu, l'extrémité foudroyée de sa si petite existence...
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D'où vient ce titre "Au pays des guignols gris" ?

Message par Yugcib le Ven 11 Sep - 11:18

C'était le 30 mai 1983, le titre de ma première “pensée” écrite sur une feuille de carton blanc et collée sur le mur dans la cuisine de ma maison des Vosges...
A cette époque là, je n'écrivais plus rien depuis au moins huit ans. Et ce soir là, le 30 mai 1983, après avoir reçu chez moi mes copains de l'Amicale des postiers de Bruyères, il m'est venu l'idée de cette première, toute première “pensée” de quelques lignes...
Cela commençait ainsi : “Au pays des guignols gris tu faisais des ronds dans l'eau...”
Très vite, les jours suivants, d'autres réflexions, d'autres “pensées”, me vinrent, et je les écrivis tout comme la première, sur des feuilles blanches de carton et les collai aux murs de ma maison, dans toutes les pièces, sur les portes et même dans les WC...
Gabriel Rémy, auteur de “Cochebille”, un Vosgien, receveur à la poste de Lunéville et délégué de la Société Littéraire de la Poste pour la région Lorraine, à l'époque, avec lequel j'entretenais une relation, étant moi même depuis peu adhérent à la Société Littéraire, avait beaucoup aimé ce titre “Au pays des guignols gris” : il souhaita même que je lui “cède” ce titre pour l'un de ses futurs livres! Mais je lui répondis que je préférais conserver ce titre pour moi et que je ne le cèderais donc pas...
En 1988, je décidai de participer au concours “Prix découverte” de la Société Littéraire de la Poste. Je sélectionnai quelques unes de mes nouvelles, en fis un recueil intitulé “Au pays des guignols gris”.
En 1989 l'on célébra le Bicentenaire de la Révolution Française. Je fus particulièrement impressionné par l'ampleur des manifestations artistiques et culturelles, par les spectacles et par les commémorations dans tout le pays durant cet été de 1989. Et cela me fit beaucoup réfléchir... Entre d'une part la beauté qui se dégageait de toutes ces créations artistiques et de l'émotion suscitée dans le coeur des gens, et la réalité de la vie présente d'autre part... Une réalité assez dure, décevante et déconcertante cependant...
Alors j'imaginai ce que pourrait être une “révolution culturelle” dans une nouvelle histoire et dans une nouvelle géographie de la Terre... Dans par exemple, un million d'années après notre ère...
Je commençai donc en 1989 la rédaction sur plusieurs cahiers, de “Au pays des guignols gris”.
Et c'est seulement à partir du 5 mai 2001 que je décidai de revoir ces cahiers et de donner si l'on peut dire une structure et un “fil conducteur” à mon ouvrage. A cette époque au printemps de 2001 l'on parlait de “vache folle”, de fièvre aphteuse et l'on brûlait en grande quantité des vaches mortes, l'on euthanasiait des troupeaux entiers par “mesure sanitaire”...
D'où l'épisode de la “pièvre” (une maladie épidémique décimant les êtres vivants depuis les insectes jusqu'à l'homme)... Episode que pour la “petite histoire” j'écrivis sur la plage de Contis le 7 juin 2001 dans l'entrée d'un blockhaus...
“Au pays des guignols gris” parut le 12 octobre 2002 aux éditions Bénévent. Il me fallut 9 mois pour écrire le livre (environ 450 pages) du 5 mai 2001 au 26 janvier 2002.
Par la suite, lorsque j'ai décidé de publier d'autres ouvrages sur Alexandrie Editions, j'ai représenté “Au pays des guignols gris” sous la forme d'une trilogie en trois volets (et donc j'ai modifié la structure du roman)...
-Le monde désuni, premier volet : une nouvelle géographie et une nouvelle histoire de la Terre après une “nuit des temps” d'un million d'années, l'épisode de la pièvre, puis la Révolution Culturelle...
-La Traversée, deuxième volet : l'extraordinaire et étonnant voyage d'Eridan à travers le “Grand Continent”, le “pays des Atalantes” et le “Continent Austral”...
-Après la Traversée, troisième volet : l'histoire d'Eridan et de Tayguète, et autres personnages.
-Enfin en complément de cette trilogie “Les contes du pays des guignols gris”...
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