L'insoutenable légèreté de l'être

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L'insoutenable légèreté de l'être

Message par Yugcib le Jeu 28 Jan - 10:07

J'avais déjà vu ce film deux fois en salle, une première fois le jeudi 17 mars 1988 à Nancy. Ce jour là je pris le train à Saint Dié pour Paris via Nancy avec une pause de 4 heures à Nancy avant de prendre un train de nuit Nancy Paris. Car le lendemain 18 mars je devais assister à Paris à une assemblée générale de la Société Littéraire de la Poste, en tant que délégué départemental des Vosges... Je vis un cinéma non loin de la gare de Nancy, où il y avait ce film.
J'en suis ressorti au bout de 2h 45, "complètement tourneboulé" et je dois dire que ce film fit sur moi une telle impression, qu'à partir de ce jour, s'ouvrit en moi une dimension de pensée (autant sur les sujets graves que sur les choses les plus anodines ou banales en apparence) qui ne devait que s'accroitre au fil des années suivantes.
Je revis ce film en salle à Gérardmer, environ deux mois plus tard, et j'étais ressorti encore plus "tourneboulé"...
Et par la suite j'ai lu le livre de Milan Kundera "L'insoutenable légèreté de l'être"...
J'ai encore revu ce film, le 6 juin 2011 sur Arte...
... C'est au prix des choses vécues, que je pense... Entre autres sujets graves, ou anodins mais néanmoins révélateurs... Et qui portent pour la plupart de ces sujets graves ou anodins en apparence, sur le sens même de la relation humaine, de la relation entre deux êtres ; et aussi sur le sens (réel, supposé, rêvé, espéré) des choix que nous faisons en telle ou telle situation heureuse, ou malheureuse, ou imprévue, ou singulière...
Et sans doute plus encore aujourd'hui après toutes ces années depuis le jour où je vis une première fois "L'insoutenable légèreté de l'être"...
Ces "choses vécues" nous faisant accepter le prix à payer à les vivre (pour autant que l'on ait une idée de ce prix)...
Ces "choses vécues" aussi (et le plus souvent) que l'on n'a pas choisi de vivre -du moins pas ainsi- dont on subit le prix (presque toujours très élevé) dès même la lecture de la facture...
Et ce n'est jamais là, jamais... Une question de chiffres, de somme, de grandeur, de mesure, de longueur, de poids... dans ce "prix à payer" ! Ce serait plutôt une question de ce que j'appelle " la dimension d'un segment d'existence", sinon la dimension de l'existence tout entière...
Il y a aussi, entre autres sujets "graves", la fidélité (ou la non fidélité) dans la relation intime et profonde entre deux êtres (en général une femme et un homme)... Et là, ce n'est pas à mon sens, une question de morale, de religion, d'idéologie, de préférence ou de sentiment personnel... puisque morale, religion, sentiment personnel, tout cela "vole en éclats à la moindre luminance un peu trop proche de la transe qui nous anime en secret"...
J'avais dit une fois que la fidélité était davantage un choix qu'une vertu... Je demeure aujourd'hui convaincu que ce n'est pas une vertu, et quant au choix, je n'en suis plus si sûr... Ce serait plutôt une singularité... Et il y a dans cette singularité, quelque chose de sublime, d'émouvant au delà du possible... ou d'absurde...

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